Chroniques, Lecture

[CHRONIQUE #130] La Trilogie de la Poussière, un tome 2 a l’avis mitigé…

– Le Trilogie de la Poussière, tome 2 : La Communauté des Esprits –

« Le temps passa. Le jour s’éteignit et le monde extérieur se réduisit à son reflet dans la fenêtre. »

la-trilogie-de-la-poussiere-tome-2-the-secret-commonwealth-1394181Auteur : Philip Pullman

Éditeur : Gallimard

Genre : Fantasy

Date de Parution : 1 octobre 2020

Prix : 22€ (broché), 15,99€ (numérique)

Nombre de pages : 656 pages

Résumé : Lyra a vingt ans. Déterminée et tourmentée, elle étudie à Sainte-Sophia quand son chemin croise celui d’un éminent professeur nommé Malcolm. Au cœur d’un monde hostile, ils s’engagent malgré eux dans un périlleux voyage : le mystère de la Poussière les mènera bien au-delà d’Oxford et des frontières de l’Europe, jusqu’à un désert hanté d’Asie centrale.

Attention pour lire ce livre, il faut avoir lu les A la Croisée des Mondes mais aussi la Belle Sauvage car les divers personnages s’y regroupent !


Pour aller voir ma chronique sur le tome 1, c’est pas ici !

/!\ Risque de spoils si vous ne l’avez pas lu /!\

– Mon Avis –

Pourquoi j’ai voulu me lancer dans la lecture de ce livre : Parce que j’avais beaucoup trop hâte de savoir ce qui se passer 7 ans après les évènements d’À la Croisée des Mondes et de savoir la suite des aventures de Lyra 😉

la-trilogie-de-la-poussiere-tome-2-la-communaute-des-esprits-1231007L’Objet Livre : La couverture française n’a pas eu un grand succès pour tous les fans de la série malheureusement. Elle représente très bien les évènements présents dans ce tome mais j’avoue avoir tout de même une préférence pour la couverture originale… Elle reste plus simple et reste en accord avec le premier tome. Là, on est donc sur deux choses complètement différentes =/

Mon avis : On retrouve Lyra sept ans après ses aventures dans A la Croisée des Mondes dans la ville d’Oxford, à l’age de vingt ans, déterminée et tourmentés sur l’existence en elle même. Elle étudie à Sainte Sophia quand son chemin croise celui d’un de ces anciens éminents professeurs nommé Malcolm. Eh oui, il continue à veiller sur elle avec l’aide d’Alice 😉 Lyra et Pantalaimon s’éloigne de plus en plus et n’arrivent même plus à se parler. Ce dernier accuse Lyra d’avoir perdu son imagination suite à la lecture d’un auteur remettant en cause l’existence même des daemons. Ils finissent par se disputer et Pan s’en va pour partir à la recherche de ce que Lyra a perdu. On va se lancer dans une formidable aventure où Lyra part à la recherche de Pan à travers un périlleux voyage où le mystère entourant la Poussière la mènera  jusqu’à un désert hanté d’Asie Centrale.

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Lyra n’est plus du tout comme on l’a connu dans la Croisée des Mondes. Fini la gamine tête brulée et intrépide et dites bonjour à une Lyra réservée, prudente et rationnelle. Ça m’a fait tout de même bizarre de la découvrir ainsi.. Elle en devient presque détestable avec son petit air hautain typique des universitaires. Pas étonnant que Pan décide de partir pour essayer de retrouver la Lyra qu’il a toujours connu… Le fait que notre héroïne soit plus consciente de ces actes, qu’elle devient adulte tout simplement, est intéressant mais rend aussi ce tome beaucoup plus sombre que les précédents. Pullman renoue avec les récits de voyage et y fait un tableau réaliste mais déprimant de la nature humaine. De plus, ce qui m’a frustré presque autant que notre héroïne je pense, c’est qu’elle n’arrive plus à lire l’aléthiomètre aussi facilement qu’avant. Mais pourquoi ? C’est ce que Pan cherche finalement à découvrir puisque tout à l’air de revenir à la notion d’imagination. Peut être que l’auteur cherche à nous mettre en garde sur le fait que quand on passe à l’age adulte, on perd un peu de notre innocence que l’on avait lorsque l’on était enfant. C’est ce que Lyra va tenter de retrouver dans son long périple et ce sera peut être la clé du mystère entourant la Poussière.

On retrouve aussi les personnages de Malcom et Alice que l’on avait découvert dans La Belle Sauvage donc 20 ans plus tard. La transition est rude et on se rend compte finalement qu’ils n’ont jamais quitté Lyra et continue à veiller sur elle.

ATTENTION SPOILERS : Par contre, j’ai trouvé l’attirance de Malcolm envers Lyra complètement déplacé la dedans. Il s’est quand même occupé d’elle bébé, a été son professeur pendant son adolescence et celle ci le considère toujours comme tel. Ils ont tout de même 11 ans d’écart. Après l’auteur veut peut être nous prouver que l’amour n’a pas d’âge mais perso, j’approuve pas. Et Will dans tout ça ? On le jette aux oubliettes parce qu’il n’est pas dans le même monde ? Ce genre de choses n’a pas l’air d’être un obstacle pour l’auteur vu tout ce qu’il nous a déjà montré.

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Bref, comme vous l’aurez compris, je ressors de ma lecture mi figue, mi raisin. Je n’ai pas bien compris où l’auteur a voulu nous emmener et je n’ai pas vraiment plus de réponses à la fin de ce deuxième tome. J’espère que la suite nous éclairera un peu plus…

NOTE : 3 / 5

Un deuxième tome mi figue, mi raisin !


– Citations –

« Je pourrais choisir de croire à l’existence de la communauté des esprits. Rien ne m’oblige à être sceptique. Si le libre arbitre est une réalité, je peux faire ce choix. »

« C’était une de ces journées de grisaille immobile où le silence lui-même s’apparente à […] une présence réelle, plus vaste que les jardins, les universités, la vie. »

« Le camp d’en face possède une énergie qu’on n’a pas. Elle leur vient de la certitude d’avoir raison. Et quand tu as cette certitude, tu es prêt à tout pour atteindre ton but. C’est le plus vieux problème de l’humanité, Lyra, et c’est ce qui différencie le bien du mal. Le mal peut être sans scrupules, pas le bien. Rien n’empêche le mal de faire ce qu’il veut, alors que le bien a une main attachée dans le dos. Pour faire ce qu’il faudrait faire pour remporter le combat, il faudrait imiter le mal. »

« La solitude lui pesait horriblement. Elle avait l’impression que sa vie était entrée en hibernation : une partie d’elle-même dormait et rêvait l’autre moitié de son existence. Elle s’abandonnait à la passivité, acceptant tout ce qui lui arrivait. »

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