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[Interview] Victor Dixen !

Oui, comme vous le voyez, Victor Dixen a répondu à quelques une de mes questions ! Je le remercie encore infiniment d’avoir pris du temps pour me répondre aussi longuement. C’est un auteur très ouvert que j’ai vraiment hâte de revoir à Livre Paris ce week end x). Grâce à lui, j’ai appris des choses passionnantes sur la saga Phobos (que j’aime d’amour, vous le savez ❤ )

Je vous laisse la découvrir !

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Votre notoriété a explosé avec la série Phobos, et franchement quand on l’a lue, on comprend très bien pourquoi : ces livres sont juste palpitants ! L’histoire est remplie de suspense, les personnages sont vraiment travaillés voire, pour certains, très approfondis, que ce soit dans leur caractère et leur choix à travers toute l’histoire.

J’aurais aimé savoir d’où vous sont venues toutes ces idées ? Que ce soit pour l’histoire en elle-même, mais aussi au niveau des personnages. Vous êtes-vous inspiré d’autres histoires, d’évènements ou bien avez-vous tout imaginé de toute pièce ?

Victor Dixen : Phobos est né de deux sources d’inspiration.

La première source, c’est la fascination que je nourris depuis l’enfance pour la conquête spatiale. De nos jours, grâce aux avancées technologiques, la planète Mars est à portée de main. La NASA prévoit ainsi d’envoyer des humains en orbite autour de Mars dès 2030. Des sociétés privées ambitionnent d’aller encore plus vite, par exemple Mars One (projet néerlandais, le premier à envisager d’utiliser un financement par le spectacle pour envoyer 4 passagers en aller simple pour Mars dès 2024) ; Inspiration Mars (fondation américaine créée par le milliardaire Dennis Tito dont le but est de lancer une mission habitée en orbite autour de Mars en 2018 ou 2031) ; la Mars Society (organisation internationale, à but non lucratif, ayant pour objectif de promouvoir l’exploration et la colonisation de la planète Mars) ; ou encore Elon Musk, le célèbre créateur des voitures électriques Tesla, qui a récemment dévoilé les plans de colonisation martienne de sa société SpaceX.

Or, la technologie que nous maîtrisons aujourd’hui nous permet d’atterrir sur le sol de la planète rouge, mais pas d’en revenir. Il y a dans ce constat une tension, une promesse d’histoire qui a fait décoller mon imagination : c’est un rêve en aller simple, sans espoir de retour…

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La deuxième source d’inspiration, c’est la fascination que nourrit notre société pour les images. Les écrans règnent autour de nous, omniprésents, pour le meilleur et pour le pire. D’un côté ils nous mettent en contact avec le monde entier et sont un territoire de créativité illimité, passionnant ; de l’autre ils nous cernent, nous enferment, nous somment de réagir dans l’instant au détriment parfois de la réflexion.  Aussi est-il beaucoup question d’image dans Phobos : image de soi, image des autres, faux-semblants, manipulation des apparences. Avec mon héroïne Léonor, à laquelle je me suis beaucoup attaché au fil des tomes, je me suis demandé si on pouvait se libérer des écrans, ou en retrouver la maîtrise, quitte à aller jusqu’au fond de l’espace.

Quant aux personnages… En ce qui me concerne, le processus de création d’un nouveau roman me prend un an à un an et demi, en comptant les recherches documentaires. Je m’efforce de dessiner en amont le canevas du livre à venir. Cette phase de recherche et de construction a été particulièrement dense pour Phobos, compte tenu de la technicité du sujet, de l’aspect « thriller » de l’histoire que je voulais raconter et des nombreux schémas dont j’ai voulu émailler le roman pour en renforcer le réalisme. Mais lorsque je mets à écrire, lorsque les personnages prennent enfin vie et voix, ils m’échappent fatalement et m’entraînent dans des territoires que je n’avais pas imaginés en amont de l’écriture… C’est particulièrement vrai pour l’aspect romance de Phobos : ici, il ne s’agit pas du cerveau, mais du cœur ! J’avais bien sûr au préalable une idée des couples qui se formeraient à bord du vaisseau spatial, mais mes personnages ont déjoué tous mes pronostics et m’ont vraiment bluffé. Devant leurs choix, leurs coups de génies et leurs terribles erreurs, j’étais aussi accro qu’un spectateur de la chaîne Genesis – au final, je me suis énormément attaché à eux.

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Comme dit précédemment, vous nous torturez tout au long de l’histoire avec un suspense intolérable pour les lecteurs xD !

Peut-on s’attendre au même supplice lors du 4ème tome de la saga ? Sera-t-il le dernier ou est-ce que l’on peut s’attendre à d’autres surprises ?

Victor Dixen : Je me suis fixé un objectif avec Phobos : que chaque nouveau tome soit plus rude pour les nerfs que le précédent. Je vous rassure : c’est aussi stressant pour moi que pour les lecteurs… et aussi passionnant en même temps !  Je crois en effet que c’est là l’une des fonctions essentielles et même vitales de la fiction : nous offrir de vivre des sensations extrêmes, d’expérimenter le danger et les tourments moraux, avec un filet de sécurité. On peut, en théorie, toujours refermer le livre à tout moment… sauf, bien sûr, si l’histoire nous entraîne jusqu’au bout de la nuit 😉

Ce 4ème tome, ou plus exactement 5ème en comptant le prequel Phobos Origines, offrira une conclusion qui je l’espère saura à la fois combler et désarçonner les lecteurs !

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Parlons un peu de vous ^^

Quelles sont vos habitudes d’écritures ? (moment de la journée, quel endroit, en musique ou pas, si oui, quel style de musique ?)

J’étais sujet à des crises de somnambulisme étant enfant. Le somnambulisme est passé avec l’âge, les insomnies sont restées. Du coup, je peux dire que la nuit fait vraiment partie de mon quotidien depuis toujours ou presque. Non seulement elle me donne le temps nécessaire pour écrire, mais elle m’inspire aussi. C’est le temps du rêve pour ceux qui dorment, c’est le temps de l’imaginaire pour ceux qui veillent – qu’ils lisent au creux de leur lit ou bien qu’ils écrivent au coin d’une table.

Je me mets toutes les nuits au travail avant l’aube, dans un bureau avec une large fenêtre donnant sur les toits de New York. Au moment de me lancer dans l’écriture, tout est sombre et silencieux autour de moi (parfois je mets de la musique, mais plutôt en fin d’écriture – pour Phobos par exemple il m’est arrivé de réécouter Oxygène de J.M Jarre et aussi bien sûr La Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak).

La nuit, il n’y a plus qu’une chose compte : l’histoire. Les mots. Le monde qui surgit des phrases et qui, pour quelques heures, me fait oublier tout le reste. Et puis il y a mes coéquipiers : mes deux chats me tiennent compagnie pendant mes nuits d’écriture !

Chat victor dixen
Instagram : @victordixen

Avez-vous de futurs projets littéraires après Phobos ?

Victor Dixen : Oui, les tiroirs de mon bureau regorgent de synopsis, d’idées surgies pendant la journée ou de fragments de rêves fébrilement notés au réveil.

Je préfère néanmoins garder le mystère sur ma prochaine aventure, car je pense que la surprise fait partie du plaisir de lecture 🙂

Vous avez écrit Phobos d’une façon très innovante, puisque l’on pourrait très facilement imaginer une adaptation au cinéma. Aura-t-on cette immense chance un jour ?

Victor Dixen : Parce que l’image est un thème central de Phobos, j’ai en effet décidé d’écrire ce roman comme un script, découpé non pas en chapitres mais en séquences, où alternent les focales : champ, contrechamp, hors champ. Le lecteur de Phobos est à la fois équipier de la mission spatiale aux côtés de Léonor, et spectateur de la chaîne Genesis qui retransmet cette mission. En faisant des « cuts » soudains dans le flux d’images, j’essaye de mettre en évidence le pouvoir qu’elles exercent sur nous. Il ne s’agit pas de les rejeter en bloc, mais de prendre du recul.

Quant à une adaptation audiovisuelle… Je ne peux pas trop en dire pour l’instant, si ce n’est qu’un projet bien réel est en cours. Je croise les doigts pour qu’il aboutisse : comptez sur moi pour tenir les lecteurs au courant dès que possible !

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai tellement hâte que le dernier tome sorte ! Surtout après la promesse qu’il sera encore plus palpitant que le précédent. Je pense que c’est vraiment pour cela que j’adore cette saga, j’adore le suspense qui s’en dégage et le coté complètement addictif de l’histoire. Pourtant, je ne suis pas du tout branchée téléréalité xD. Et j’ai surtout énormément hâte de retrouver tous mes personnages chouchous comme Léo, Harmony et Andrew ❤

Phobos instagram


Vous pouvez retrouver Victor Dixen sur :

Et pour retrouver mon avis sur cette saga, je vous invite à aller voir ma vidéo sur ma chaine Youtube :

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